Exposition Léo Quiévreux du samedi 06 octobre 2007 au mercredi 03 novembre 2007…> les planches originales de La mue
> les mise en couleurs originales de La mue
> les dessins originaux du livre en sérigraphie édité par Le dernier Cri : Nuevo Rodeo
> Le blog à géométrie variable de Valéry Ponzone sur la bande dessinée, voire plus si affinités…
Exposition Stefano Ricci du samedi 14 juillet au mois de septembre 2007…
Ensuite une œuvre qui rétablit la vérité historique sur l'apparition des éléphants roses ou hommage déguisé à Dumbo de Walt Disney ?
Et, enfin, une œuvre d'art que l'on pourra sans vergogne mettre dans ses toilettes, les appartements parisiens étant si petits qu'il faut bien trouver une place pour chaque chose (surtout si vous avez lu les quatre titres du nouveau label de qualité française KSTR ?)…

Enfin un évènement cul-turel digne de ce nom à Paris !
Exposition Lolmède du samedi 12 mai au samedi 30 juin 2007…
En voilà un superbe Tirage de Luxe de Loisel édité par Granit : l'intégrale (avec un "e") de Peter Pan, en grand format et noir & blanc, reliée simili-croco (même si cela n'a pas trop de connexion avec les livres reliés de la fin du 19e siècle, mais ce n'est pas très important). Superbe gros volume (format 27 x 36 cm) bien lourd, tel un grimoire, 340 pages de bande dessinée dans ce somptueux volume, évidemment signé par Régis Loisel… De moins en moins de tirages de luxes (de tête ou limités etc. au choix pour le terme approprié) mais celui-ci est vraiment une bien belle réalisation éditoriale !
Une magnifique et très surpenante exposition-vente J.P. DUFFOUR du samedi 24 mars au samedi 21 avril 2007…
Mais qu'ont-ils donc tous ces auteurs-créateurs de L'Association à jouer à la marchande de quatre saisons ? Lewis Trondheim pratique cela depuis pas mal de temps sur son propre site en vendant ses propres éditions épuisées aux enchères… Pour des donneurs de leçon absolus cela fait désordre et étrange : qui plus est le principe de vente aux enchères n'est pas destiné à seulement vendre mais à chercher à gagner le maximum d'argent possible. C'est l'ultra-libéralisme (dans l'esprit) dans le commerce ! Alors en ce 15 mars 2007 à 0h00 s'est terminé une vente aux enchères de son propre badge / sésame VIP de ce Festival d'Angoulême 2007, celui il faut le rappeler dont il fut le Président (option graphiste au rabais quand on se souvient des affiches et pictos créés pour cette édition 2007) : 80 euros. c'est bien, c'est plus d'une journée de travail payé au SMIC, et l'esprit est formidable ! Alors je propose donc dans un grand élan de générosité que nous envoyions nos dons en espèces sonnantes et trébuchantes à Lewis Trondheim, dessinateur nécessiteux (poste-restante à Montpellier, cela devrait arriver à bon port), qui déjà frise la dépression propre à la corporation si l'on en croit son analyse-essai à 2 balles (au collège ce type de raisonnement était plutôt qualifié de "manque de rigueur et de logique dans le développement et l'analyse") !
Deux expositions de deux styles différents pou rcommencer l'année : avec sur notre gauche, en entrant dans l'espace d'exposition, AMEZIANE pour la sortie du deuxième tome d' À quatre Mains, adaptation du célèbre roman de Paco Ignacio Taibo II (roman édité par Rivages et bande dessinée par Proust, l'éditeur pas le mangeur de madeleine), et sur notre droite, Simon HUREAU pour Tout doit disparaitre publié en fin d'année dernière aux excellentes éditions Futuropolis (nouveau goût & bon goût !)…
Les Prix d'Angoulême sont tombés pour cette édition 2007. Toujours sujets à caution, si ce n'est la grande simplification (la Ligne Claire ?) de cette année, plutôt bénéfique. Tant mieux pour Cornélius qui se prénomme Jean-Luc sur le site Orange (ils se trompent moins pour le plus insignifiant chanteur de variétoche doué d'un QI de 12 pourtant ) qui a obtenu le prix de Meilleur Livre de l'Année avec Non Non Ba du japonais Mizuki ; espèrons que le livre se vendre énormément et que Cornélius gagne plein d'argent pouvant lui permettre de continuer à faire un aussi extraordinaire travail d'éditeur. Il en a besoin tout comme nous avons besoin entant que lecteur de ce qu'il apporte d'aussi sérieux à la bande dessinée actuelle. Le présent et l'avenir de la bande dessinée se trouve aussi et particulièrement chez Cornélius !
Y aura-t-il des tristes sires pour contester cette attribution du Grand Prix ? Certainement. Mais le fait est qu'il n'est que normal que Munoz ait obtenu cette distinction : il est l'un des plus grands artistes de bande dessinée au monde, et bon nombre de grands auteurs en sont issus. Je ne peux d'ailleurs que remercier la Bibliothèque publique qui se trouvait à quelque dizaines de mètres de l'immeuble type de cité dortoir des années 60 où j'habitais gamin, d'avoir eu dans son fonds les livres de Munoz, aussi bien ce premier album d'Alack Sinner édité par Charlie (Charlie Special #1 ; ça ne s'invente pas !) , que ceux édités par Casterman, Flic ou Privé et le magnifique Rencontre : on ne remerciera jamais assez les Bibliothèques publiques de nous permettre de découvrir ce que l'on na pas forcément les moyens d'acheter / posséder...
Retour sur le blog et visite de l'exposition Hergé au Centre Pompidou. Après avoir échoué lamentablement devant une file d'attente trop importante pour voir l'exposition de dessins érotiques d'Auguste Rodin dans le VIIe arrondissement, repli stratégique vers le classique des classique de l'école franco-belge, craignant aussi une foule démesurée. Fort heureusement en ce dimanche de janvier 2007, peu ou pas de monde au Centre Pompidou ! Donc confort optimal pour admirer les différents originaux et documents présentés à nos regards éblouis et curieux sur la mezzanine et au sous-sol du Centre. Toujours très touchants de voir le travail original d'un grand dessinateur issu de l'inconscient / conscient collectif de la bande dessiné mondiale. Plus encore celui d'Hergé. La première planche des soviets est présentée, entre tous les travaux, agglomérat de cases collées les unes avec les autres afin de composer cette planche devenue mythique grace à l'impact du célèbre reporter... Malgrè tout le plaisir de voir toutes ces sublimes planches et dessins originaux du Maître de la Ligne Claire européenne, dont l'ensemble de toutes celles du Lotus Bleu première version noir & blanc je suis resté, après coup un peu mitigé sur la mise en valeur de cet ensemble plutôt impressionnant. Il faut dire que celle-ci est finalement proche du néant ! L'initié,connaisseur plus ou moins averti de l'œuvre d'Hergé s'y retrouve aisément, mais une exposition même d'Hergé au Centre Pompidou n'est pas destiné qu'aux seuls lecteurs et collectionneurs, mais à tout un chacun... Donc très étonnant que de voir tout cet ensemble si peu explicité et présenté ainsi. Je me demande même pourquoi certaines planches sont placées ainsi : je m'explique, danc cet agencement vous pourrez voir une planche crayonnée d'un album placée dans ces immenses vitrines après une planche crayonnnée, ou bien alors une planche du Trésor de Rackam Le Rouge avant deux planches du Secret de la Licorne (les deux très très belles ou Haddok mime le duel de son illustre ancêtre après l'abordage de son navire par le pirate sanguinaire : Rackam Le Rouge), voire deux planches du même album de Tintin, avec la supérieure située avant la planche inférieure etc.
Visite de l'exposition consacrée au monde de Disney dans les Galeries du Grand Palais. Plus de monde que prévu, quelques 45 minutes d'attente à l'extérieur mais sous un magnifique soleil de janvier. Dans une ambiance bon enfant, même si quasiment pas d'enfants (ou si peu) présents dans cette file d'attente qui ne cessait de s'allonger derrière nous. Avant-dernier week-end avant la fin de cette exposition assez médiatisée oblige…![]() |
| © Hergé / Moulinsart — Catalogue Le pavé… Hergé par Hergé |
Demain c''est dimanche, rien à voir avec les sujets précédents, mais c'est le jour du poulet.![]() |
| Patinage par Serge Clerc Encre de Chine + encres de couleurs sur papier in Metal Hurlant numéro 60, 1981 |
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| Abonnez-vous et on patinera ensemble !! Dessin de Serge Clerc pour Bulletin d'abonnement in Metal Hurlant numéro 60, 1981 |
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| Metal Hurlant numéro 60, janvier 1981 |
Torpedo est né sous le pinceau habile et trempé dans l'encre de Chine d'Alex Toth, qui n'a semble-t-il pas souhaité continuer avec ce personnage trop sombre pour lui. Bernet reprend l'affaire en main et exécute le contrat... Une quinzaine d'albums vont suivre de cette collaboration avec Enrique Abuli, parfois inégale il est vrai, surtout dans les dernières histoires, mais toujours sombres et noires à souhait … Torpedo est un tueur à gages, un malfrat, un salaud mais un vrai indépendant (ou un alternatif suivant le point de vue !). Torpedo ne respecte rien aux USA, et ne respectait déjà rien dans sa Sicile natale : même Clint est balayé d'une chiquenaude, c'est dire… Je ne vais pas faire ici une critique profonde et affectée des histoires de gangters, de contrats et de réglements de comptes concoctées par Bernet et Abuli : il vaut mieux les lire. Et, il y a suffisamment de pseudo critiques et bonnes notes données sur la bande dessinée un peu partout pour éviter d'en rajouter une dose sans intérêt ! Le fait est que si les albums courants sont passés en couleurs au tome 4, sans grande nécessité (je me demande si c'est au tome 4 ou après qu'ils ont reçu le Prix du Meilleur Album Etranger à Angoulême d'ailleurs ?) , les éditions Vent d'Ouest ont l'excellente idée (qui plus est, plus un choix économique qu'esthétique) de sortir en cette fin d'année 2006 une Intégrale de tous les tomes qu'ils ont publiés, en version noir & blanc. Absolu et magnifique : 640 pages d'excellente bande dessinée bien noire par l'un des meilleurs dessinateurs de bande dessinée de genre européen, en format classique et relié !… Pour seulement 35 euros : hallucinant non ? Une preuve de plus que les éditeurs sont capables de proposer quelques heures de lecture pour un prix réellement abordable !!! Mais qu'attendent-ils pour généraliser le principe et arrêter de privilégier le côté onéreux et soit-disant bibliophilique (avec une fabrication industrielle, on croit rêver !) de la bande dessinée européenne ? Que les dernières générations de lecteurs aient disparues sous leurs piles de livres ?
Je devais avoir 6 ou 8 ans quand un de mes oncles d'à peine 10 ans mon aîné, m'offre pour un Noël une reliure intégrale (le jargon, je l'ai appris plus tard) du Journal Pilote. Une couverture terrible (ou une terrible couverture ?) de Druillet orne le 1er plat (le jargon… cf. plus haut !) ; le contenu des magazines va me subjuguer (pour le vocabulaire, c'est un peu comme les termes techniques des métiers du livre…), je me souviens d'une couverture de Moebius-Giraud, de la Déviation du même, de plein d'autres choses qui vont un peu me changer des Journaux de Spirou, Tintin ou autres Mickey et Pif Gadget que je lisais à cet âge là... Mais surtout et toujours de pages qui vont me hanter jusqu'au bout de l'Eternité sans Fin, des pages étranges, avec des couleurs vives, des bulles énormes, des textes tordus du moins pas aussi nets que dans Tintin et Milou, ne parlons même pas des bulels elles-même ("phylactères" est-ce mieux ?) et d'un étrange petit bonhomme habillé en soldat et à l'apparence sèche d'un insecte (cancrelat ; pince-oreille ?) qui hurle si fort que le son de sa voix sort du papier imprimé, qui hurle toujours et encore après un énorme soldat au visage rond et gentil mais toujours au garde à vous... Je ne prétendrais pas y avoir compirs grand chose à cette époque, et certainement rien d'ailleurs, surtout du trouble : on joue encore au soldat quand on est enfant !
Il faut le dire, tout le petit monde de la bande dessinée râle, rouspète, vitupère, renacle, et voudrait que "cela change" mais tous y participent : il y a trop de livres de bande dessinée qui sont publiés entre la fin du mois d'aôut et la fin du mois de décembre. Entre rentrée, et dernière percée suplémentaire en vue des arbres de Noël, les librairies sont assaillies, envahies et débordées par la profusion, et - il faut le dire - une certaine incapacité à parfois faire des choix réels ou draconiens quant à ce qui nous est proposé par les soldats du front que sont les vaillants commerciaux du livre…
Mais, si cette rentrée 2006 ne fait pas exception à la règle d'autant moins, qu'à chaque nouvelle rentrée nous avons encore plus de bandes dessinées qui nous sont livrées, il faudrait parfois arrêter de parler de quantité et enfin s'intéresser à la qualité ? Pour ma part, cette année est l'une des rares où dans ce flot incessant de cartons livrés par des transporteurs aimables comme des portes de prisons, je trouve une aussi grande qualité ! Nous connaissons tous le raisonnement virant à l'équation mathématique : dans tout domaine de création nous pouvons compter sur 10% de qualité et 90% de productions médiocres voire moins si affinités ; Tardi dans les années 80, et juste pour surenchérir un poco, poussa le raisonnement jusqu'à l'extrême limite des 99 % (dans les pages de PLG) - qui rappellera à certains les scores électoraux mirifiques de la Bulgarie d'avant 1989 - et fit vibrer et se trémousser le Landernau de la BD de cette époque…
Warren Ellis, l'un des scénaristes yankees post-Alan Moore parmi les plus malin, dans l'une de ses chroniques sur le ouebe (sans babel) tint gloabalement le même discours mais en poussant le raisonnement dans son retranchement et application la plus pragmatique (il est américain…) : gardons à l'esprit cette valeur constante de 10% de création intéressante, créative et émergeant de l'ensemble stagnant ou regressif et - au contraire - réclamons un volume encore plus important de publications (ou de création), notre petit 10% restera toujours à cette hauteur mais sera proportionnellement plus important puisque fonction du volume global : nous n'en tirerons que davantage de bénéfices !
Il est assez évident que nous sommes dans cette logique implacable de surproduction (dans bien des secteurs de l'activité humaine, faudrait-il dire) dans le petit monde de la bande dessinée,chaque nouvelle année dépassant allègrement la précédente, mais cette année pour ma part, je trouve justement encore plus d'extraordinaires livres de bande dessinée à découvrir et lire ! La qualité est bien au rendez-vous, et cela fait bien longtemps que je n'avais pas trouvé autant de plaisir de lecture, d'aussi bonnes surprises dans ce que l'édition de bande dessinée peut proposer et produire en une période aussi dense et inflationniste… Merci donc à tous les éditeurs sur-producteurs, car, finalement ces 10% sont devenus encore bien meilleurs !
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| Blexbolex, Crime Chien — Livre en sérigraphie chez Pipifax… |

Passons… Après cette première révélation, pour certains, que la bande dessinée japonaise ne se limitait pas qu'à Goldorak ou à Dragon Ball pourtant très bons dans leur genre, surtout Dragon Ball d'ailleurs (pourtant, en traduction nous avions déjà eu Otomo chez Glénat ; Tatsumi chez Artefact ; Gen #1 chez Les Humanos ou bien encore Tezuka avec Les 3 Adolph ou Bouddha chez Tonkam qui publia également Amer Béton de Matsumoto etc. etc.) arrive le carton commercial avec Quartier Lointain au début de la Collection Écritures…
Il était vraiment temps d'avoir quelques années plus tard une édition réussie de ce titre n'est-il pas ? Le plus étonnant, allez, je vous le donne en mille, est de se trouver nez à nez - ou plutôt œil à œil - avec les premières pages de cette histoires en… couleurs ! Fascinant ! Et non, ce n'est pas un gadget : cela revêt une importance loin d'être négligeable dans cette histoire. Tout simplement parce que le début de l'histoire en couleurs correspond au présent, quand le personnage principal "adulte" se trouve dans le train après son repas d'affaires un peu trop arrosé, le passage couleur / noir & blanc symbolise ce si particulier décrochage temporel présent/passé avec l'arrivée progressive du train vers la ville natale de l'homme d'affaires quelque peu émêché !
Certains sont beaux...mais désespérement chers, notamment ceux de Champaka Brussels qui en sort 3 à la fois : "Nightclubbing Desperados" de S. Clerc, "Paris, Tokyo, New-York, Bruxelles" de F. Avril (chacun à 60 euros) et la remise en vente en coffret des 2 volumes de Floc'h, "Illustrateur" ! Alonzi, alonzo, pas de souci, je suis seul au monde, il n'y a que très peu de livres en librairie en ce moment, et, surtout, je ne vais pas saturer un marché (qui n'en est pas un d'ailleurs) ! Qui plus est d'auteurs qui n'ont d'ailleurs aucune actualité en livre de bande dessinée, et ne bénéficient donc pas de ce fameux effet d'aspiration (vraooooum, fait la Vaillante de Michel) du "nouvel album de BD en librairie". Il est vrai que celui de Serge Clerc est plutôt surprenant, bel ouvrage dans la forme, certes, à différents niveaux, mais pour son contenu, on a l'étrange sensation de revenir 20 ans en arrière, avec une sorte de ré-édition des "Mémoires de l'Espion" des Humanoïdes Associés (les vrais pour reprendre le principe de notation de J.C.M. sur les "éditeurs historiques"), avec des couleurs en prime… J'exagère un poco : maquette, mise en page, papier et impression, tout est mieux dans ce livre du Desperados, que dans celui des années 80, mais il y a tout de même un petit goût pour le moins étrange avec cette nouvelle version "colorisée", comme on dit de certains vieux films quand on veut nous faire croire qu'on leur redonne vie et une nouvelle jeunesse avec ce procédé barbare. Quelle étrange idée que de réaparaître dans les rayonnages de nouveautés avec une telle "fausse-nouveauté", avec de pseudos tirages limités à … 3000 ex. numérotés (et pourquoi non signés pour tirage limité à ce prix de vente) ? Allez, je vais ressortir mon vieux Mémoires de l'Espion qui est plutôt très bien, tout compte fait !
Celui d'Avril, les dessins étant chapitrés par leur localisation géographique ("Paris - Tokyo - New York - Bruxelles") est élégant et raffiné, comme à son habitude, et très réussi par ce côté déambulatoire & urbain. Manquant tout de même un peu de la vie ou du rythme qu'aurait pu peut-être donner quelques légendes ou commentaires posés sur cet ensemble de ces dessins, qui sont livrés bruts (certainement par parti pris graphique ?) au "regardeur", tels quels… Retranscrivant la vision de la Ville de François Avril de façon méthodique et enlevée en même temps…
À ces livres s'ajoutent le gros pavé d'André Juillard, "Entractes" paru chez DM. Volumineux dans son apparence, très agréable à regarder par la quantité de superbes dessins de Juillard qui y sont présentés, tout en y cultivant un côté quelque peu hétéroclite pour le contenu, même s'il ne fait pas double emploi avec son alter-ego "Pêle-Mêle 2" (faisant suite au tome publié il y a plusieurs années), du même Juillard édité par Le Pythagore, plus axé sur l'aspect collection d'un des auteurs parmi les recherchés…
Seul le livre consacré à (Presque Tout) L'Univers de Dupuy-Berberian (Ed. Panama ; 28 euros) survole ce panorama, ne serait-ce que par la volonté des auteurs de faire une sélection dans l'immensité de leur production graphique, et parce que le livre est tout simplement beau, riche sur le plan icônographque (je sais, ça fait bien) et surtout bien édité et à un prix des plus attractifs ! Qui plus est, la permanence de la présence des Dupuy-Berberian dans le monde de la bande dessinée et du dessin au sens large du terme, donc dans l'esprit et l'œil des amateurs, rend ce livre, produit par un éditeur généraliste qui fait là son premier ouvrage en connection avec l'univers de la bande dessinée, quasi indispensable.
Cela me rappelle le dessin fait cet été par AMEZIANE pour un reportage pour une revue américaine (AMEZIANE est le dessinateur-adaptateur 110V/220V du roman À 4 MAINS de Paco Ignacio Paibo II : excellente bande dessinée éditée chez Proust Ed., seul livre de cet éditeur - avec ceux de Kent WILLIAMS - présent dans notre librairie !)
C'est un peu le Jeu des 7 Erreurs si terrible à faire dans les pages de Pif Gadget ? Amusant, les deux dessins penchent chacun d'un côté différent : le Quartier Latin se trouverait-il sur une plaque tectonique, ou bien alors les secousses du métro parisien ? Damned de by jove, il va falloir se... pencher sur la question !…
Et le même AVRIL dessinait l'intérieur en 2001, pour une carte de vœux de la librairie, vous découvrez un peu à quoi cela ressemble : même si l'interprétation de l'artiste reste celle de... l'artiste ! On reste dans le Jeu des 7 Erreurs d'ailleurs : il n'y a jamais autant de femmes dans une librairie de bande dessinée : pas assez de lectrices, malheureusement…
Le boxeur fait partie d'une série de gouaches inédites sur papier chinois - avec différents thèmes - dont cet entraînement à la boxe vu par BLEX BOLEX. Amusant et particulièrment périlleux à mettre sous cadres : le papier chinois est très fin et délicat à manipuler. Toujours la crainte de les froisser…
Et un aperçu des grandes gouaches réalisées spécialement un dimanche par BLEX BOLEX pour l'exposition… Trois au total, de format 76 x 56 cm chacune : croyez-moi à ce format là, pas si courant que cela en bande dessinée, ça en met plein les yeux ! BLEX BOLEX en avait fait 5 spécialement pour la précédente exposition il y a tout juste deux ans, et pas d'erreur, 3 d'entre elles sont maintenant sur les murs de dessinateurs au nez fin et au regard affuté !
Les autres dessins en moins grand format (24 x 32 cm) sont aussi des gouaches réalisées pour un livre en sérigraphie à paraître chez Pipifax / Crime-Chien est son titre, tout un programme pour retrouver l'univers décalé de BLEX BOLEX. Les couleurs des originaux sont complétement différentes de la gamme choisie au final pour le livre lui-même !
D'autres dessins dont l'ensemble des originaux à la gouache de Bim de la Jungle (Ed. Thierry Magnier), des planches originales de Rêve Cannibale, paru dans les pages de Ferraille, sont présents dans cette exposition : je vous le dis, c'est très très beau ce que fait BLEX BOLEX !
Elle est là depuis le 9 novembre, la magnifique et splendide exposition du BLEXBOLEX, et durera jusqu'à la fin du mois de décembre. Animal étrange, venu du fin fond du monde de l'image et du livre illustré ou sérigraphié (LE DERNIER CRI ; C.B.O. ; LE 9ème MONDE etc.), le BLEXBOLEX fait une apparition fracassante et remarquée voire remarquable d'ailleurs, dans l'univers merveilleux de la Bande Dessinée avec ce livre de bande dessinée extraoooordinaire - dans le paysage actuel du livre de narration séquentielle®, ce n'est pas rien - édité par Les Requins Marteaux qui portent tellement bien leur nom (plus marteaux que requins cela est certain et tout à leur honneur avec les risques divers et variés qu'ils prennent en édition les albigeois !), nous avons nommé : L'Œil Privé...
Exposition Sera du mercredi 11 octobre au samedi 4 novembre 2006…