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vendredi 20 mars 2020

> Quelques Spirou (suite suite et fin ?)…

Un autre (dernier ?) dessin fait il y a quelques années, quand ma fille est née entre deux biberons la nuit, ou pendant ses siestes, ou avant ???!!!…
Je refaisais quelques tentatives de dessins dans le calme absolu avec sa respiration en fond sonore…
Je sais que je ne suis pas bon du tout, mais ça m'a bien amusé, davantage encore de retrouver ces fichiers que j'avais laissés dans un autre mac…
J'alimente ainsi les moqueries et l'état d'esprit belliqueux de certains forumeurs qui passent davantage de temps à déblatérer sur le monde de la Bande Dessinée, telles des bignoles frustrées,  qu'à en lire, ou à se cultiver : non, je ne me suis jamais pris pour un dessinateur, mais ne pas essayer de faire des trucs, même ni originaux, ni terribles,  me parait aberrant pour un libraire de Bande Dessinée, que ce soit cela ou "imprimer et éditer" aussi des trucs dans son domaine !!??…

Ce sera certainement le dernier que je mettrai en ligne, je ne vais pas vous gâter les rétines indéfiniment avec ce genre de choses !!??…

Celui-ci était un pue plus compliqué, je m'étais laissé embarqué dans quelque chose qui me dépassait vite et j'ai laissé tombé avant de devenir fou !… Je l'ai recadré pour ce billet : il est à l'origine plus large sur la partie gauche, et légèrement plus haut… 
L'intérieur est tiré d'un énorme et très lourd livre que j'ai sur Le Corbusier, et le reste hétéroclite… La lampe doit être une lampe d'atelier Jielde, mais j'en ai fait des versions différentes dans tous les sens avec les pieds articulés qui partent dans tellement de directions possibles !… J'ai totalement oublié les références de la statue Art Premier ?… Le ballon de foot est vintage, ceux avec lesquels on jouait comme des acharnés gamins… Le marsupilami fut un plaisir à faire et c'est un latex à l'origine… Le volant de badminton est en plume, comme ceux avec lesquels je jouais… La clef accrochée devrait être celle de la porte du parc du Château de Champignac etc.

Désolé, vraiment désolé de vous infliger tout cela…

Des défauts, plein de défauts que je vois, mais c'était beaucoup de temps agréable à espèrer arriver à faire quelque chose de pas trop bancal (comme dirait Lauren)…

Tu as changé Fantasio… Cet appartement…
Cette guitare… et ce… ce… machin dans ton cou !!!…


Spirou et Fantasio par mézigue
d'après Franquin
© Valéry Ponzone, 2013


Valéry Ponzone


vendredi 6 mars 2020

> Quelques Spirou (suite suite)…

Un autre dessin fait il y a quelques années, quand ma fille est née entre deux biberons la nuit, ou pendant ses siestes, ou avant ???!!!…
Je refaisais quelques tentatives de dessins dans le calme absolu avec sa respiration en fond sonore…
Je sais que je ne suis pas bon du tout, mais ça m'a bien amusé, davantage encore de retrouver ces fichiers que j'avais laissés dans un autre mac…
J'alimente ainsi les moqueries et l'état d'esprit belliqueux de certains forumeurs qui passent davantage de temps à déblatérer sur le monde de la Bande Dessinée, telles des bignoles frustrées,  qu'à en lire, ou à se cultiver : non, je ne me suis jamais pris pour un dessinateur, mais ne pas essayer de faire des trucs, même ni originaux, ni terribles,  me parait aberrant pour un libraire de Bande Dessinée, que ce soit cela ou "imprimer et éditer" aussi des trucs dans son domaine !!??…

Celui-ci, ayant aussi pris comme base un dessin créé par Franquin dans les pages d'un beau "Journal de Spirou", était fait en voulant (essayer de) changer le trait… C'était marrant, je pense que c'est l'un des premiers que j'ai "refaits" ?… 
"Re" : tout simplement parce que quand j'étais tout gamin, je copiais pas mal les personnages du "Journal de Spirou" des pages des revues des années cinquante qui appartenaient à mon Pôpa…

Spirou par mézigue
d'après Franquin
© Valéry Ponzone, 2012


Ce dessin a eu deux autres vies par internet : j'y ai collé un des dessins hommages marrants que Tarrin faisaient à ce moment là, et hop dans le cadre. C'était pour répondre à un de ses messages…  Il a été très gentil avec moi, une réponse très polie : ouf !… Mais je ne montrerai pas cette version sans grand intérêt, si ce n'est le dessins de Tarrin pour son "Prisonnier du boudin"…

Ensuite, début 2013, pour répondre aux vœux de l'un de mes deux ou trois clients préférés, quelqu'un que j'appréciais vraiment beaucoup, mais qui a… enfin, c'est sans importance, c'est une autre histoire !…
Il m'avait envoyé se vœux, un dessin fait par lui-même (vous voyez quand je dis qu'il faut s'essayer au dessin par soi-même : cela vaut pour les professionnels comme pour les collectionneurs !!…), et je lui avais répondu de mon côté avec "une variation sur le thème" avec ce Spirou  comme base… allégé de ce cadre si moche !…

Spirou et Spip "Bonne année 2013 !" par mézigue
d'après Franquin © Franquin, Dupuis
© Valéry Ponzone, 2013

J'avais fait des vœux sur mesure pour lui en pensant vraiment à lui : son Spirou et Fantasio préféré étant "QRN sur Bretzelburg",  j'étais allé explorer mes "Journal de Spirou" accumulés dans ma cave (pire - et beaucoup moins poétique - que la mémorable grotte de Gaston !) pour lui dégotter le début de ce qui était "QRM" pendant la prépublication hebdomadaire, et ce numéro 1205 du 18 mai 1961… Un bon scan et obligé de modifier plein de choses : je crois que j'avais dû refaire textes de présentation et "ours", j'avais un peu trafiqué le rendu de la couverture en tramant le fond, mais pas les parties BD, pour donner un côté rétro… qui en fait rend tout cela un peu froidoche, ou trop lisse (???)  en revoyant l'ensemble…
J'ai ajouté un Spip, que j'aimais bien, et collé le Spirou déjà fait… Et, hop un petit texte de "Bonne année 2013 !" pour personnaliser le tout pour ce client : du sur-mesure, je sais je me répète,  uniquement pour lui !…
Aucune réaction, je me demande même s'il avait remarqué le choix même de son histoire préférée ???…
En fait, si une réponse… mais l'année suivante… je viens de m'en rendre compte en cherchant les mails de cette époque !…
Bon, en même temps quel libraire ne fait pas de vœux personnalisés pour un seul de ses clients ?… Qui ?…
Dites-moi qui ???…


Valéry Ponzone



mercredi 19 février 2020

> Quelques Spirou (suite)…

Un autre dessin fait il y a quelques années, quand ma fille est née entre deux biberons la nuit, ou pendant ses siestes ???!!!…
Je refaisais quelques tentatives de dessins dans le calme absolu avec sa respiration en fond sonore…
Je sais que je ne suis pas bon du tout, mais ça m'a bien amusé, davantage encore de retrouver ces fichiers que j'avais laissés dans un autre mac…
J'alimente ainsi les moqueries et l'état d'esprit belliqueux de certains forumeurs qui passent davantage de temps à déblatérer sur le monde de la Bande Dessinée, telles des bignoles frustrées,  qu'à en lire, ou à se cultiver : non, je ne me suis jamais pris pour un dessinateur, mais ne pas essayer de faire des trucs, même ni originaux, ni terribles,  me parait aberrant pour un libraire de Bande Dessinée, que ce soit cela ou "imprimer et éditer" aussi des trucs dans son domaine !!??…

En fait, voir le livre de Serge Clerc "vers la Modernité" (Éditions Dupuis 2011) m'avait un peu surpris, même si je connaissais une partie du travail de Serge Clerc sur ce projet : tous les dessins étaient des mélanges entre des Spirou cet Fantasio créés par Franquin, donc pré-existants, et souvent très connus, intégrés dans des visuels divers de  mobiliers, de maisons d'architectes et autres objets et/ou références d'autres artistes (designers pour employer du "bon français") : l'ensemble savamment mélangé dans un shaker, comme on le fait si souvent pour les exceptionnels cocktails du Mocambo Bar qu'aime tant Phil Perfect…

Un Spirou et Fantasio de Franquin, facile à reconnaitre, un intérieur de maison de Mallet-Stevens, la Villa Martel pour être précis, une chaise du même Mallet-Stevens, un cheval à bascule en bois design allemand certainement (ils font tant et tant de jouets pour enfants en bois !…) et un marsupilami postérieur au Spirou et Fantasio dans mon shaker personnel pour donner ce Retour à la maison, où j'imaginais Seccotine les attendre ?…

Ah, s'occuper de sa bébée n'est que du bonheur en fin de compte !…


Spirou et Fantasio "Retour à la maison" par mézigue,
d'après Franquin, Mallet-Stevens & Co.
Version couleurs
© Valéry Ponzone, 2012 - 2013





Valéry Ponzone


lundi 17 février 2020

> Quelques Spirou…

Une Turbotraction que j'ai faite il y a quelques années, quand ma fille est née entre deux biberons la nuit ou pendant ses siestes ???!!!…
Je refaisais quelques tentatives de dessins dans le calme absolu avec sa respiration en fond sonore…
Je sais que je ne suis pas bon du tout, mais ça m'a bien amusé, davantage encore de retrouver ces fichiers que j'avais laissés dans un autre mac…

Je crois que l'on bien un T à Turbot 2 non ?…


La Turbot 2 par mézigue, d'après Franquin
Version couleurs
© Valéry Ponzone, 2013


La Turbot 2 par mézigue, d'après Franquin
Version trait
© Valéry Ponzone, 2013





Valéry Ponzone


mercredi 16 janvier 2019

> Angoulême is Coming… Brrrr…

Very soon…
Angoulême is coming…
Brrrrr…

Angoulême is Coming © Valéry Ponzone - 2019





Valéry Ponzone



mardi 24 janvier 2017

> Des cartes de vœux… Dupuy Berberian

J'ai pioché ici ou là dans différentes boîtes d'archives pour en ressortir d'anciennes cartes de voeux de Bande Dessinée : cela ira peut-être un peu dans toutes les directions graphiques ?…

Le but est d'en montrer une (voire plusieurs) par jour, et ce jusqu'à la fin du mois puisque que l'on peut présenter ses vœux jusqu'au 31 janvier !…
J'ai moi-même envoyé mes propres vœux si souvent au tout dernier moment, que l'intégralité du mois n'y suffisait jamais !

Au tour des Dupuy Berberian avec ces quelques cartes de vœux…

Dupuy-Berberian pour des pingouins
2 cartes versions couleurs différentes
Impression en quadrichromie — 198?

Dupuy-Berberian pour les Éditions Magic Strip
Impression en quadrichromie — 1986

Dupuy-Berberian pour les Éditions Anagraphis
Impression en sérigraphie — 198?

Dupuy-Berberian pour les Éditions Les Humanoïdes Associés
Impression en quadrichromie — 1994

Dupuy-Berberian pour Brochet Hervieux
Impression en sérigraphie— 1997

Celle-ci pour amuser la galerie… pour mézigue.
Nous sommes encore au XXème siècle !…
C'est Charles Berberian qui a fait seul ce dessin of course, et devant moi d'ailleurs, en direct, ce qui m'avait impressionné. Je n'ai vu que peu de dessinateurs (je ne parle pas d'une séance de signature !) dessiner, créer en direct devant moi… Il faut être sûr de soi et ne pas être dans les manies qui pousseraient à dessiner / créer sans spectateur !…
François Avril le faisait régulièrement quand j'étais dans son atelier, avec le coursier de Libération qui allait arriver d'une minute à l'autre (on passe par internet maintenant) et sortant son sèche-cheveux magique au tout dernier instant pour sécher les acryliques toutes fraîches…

Je suis arrivé tranquillement chez Charles Berberian ce matin là, à l'heure où nous avions rendez-vous, et évidemment, comme il n'avait pas fait le dessin, aucune inquiétude à avoir : il me l'a fait tout en discutant de choses vraiment  banales, ou alors que je me plongeais avec délice dans ses bibliothèques plutôt très riches…
Ça allait  être mes derniers mois à la Librairie Lutèce 1 dont j'étais responsable : on va dire qu'il a figé  cette époque et ce coin à l'angle de la rue Monge et de la rue Cardinal Lemoine, dans le 5ème arrondissement parisien…

Dupuy-Berberian pour Valéry Ponzone
Impression en offset— 1997

Dupuy-Berberian pour Valéry Ponzone
Dessin original à l'encre de Chine — 1997

Cette carte est très postérieure à la réalisation du dessin dont ce n'était pas le sujet !…
Le dessin avait été fait à l'origine par l'exposition des 10 Ans de la Librairie Super Héros et c'était le seul qui m'avait plu… Daniel — le boss de Super Héros — me l'a demandé quelques années plus tard pour en faire un carte de vœux, que voici, en sérigraphie…
Je préfère tout de même la version d'origine à cette version mise en couleurs : affaire de goût !!…

Dupuy-Berberian pour la Librairie Super Héros
Impression en sérigraphie— 1997

Dupuy-Berberian pour les 10 Ans de la Librairie Super Héros
Dessin original— 1993




Bonne Année 2017 !!!
Que cette année soit Belle, Merveilleuse et remplie de sérénité…
Santé et prospérité !
Mes meilleurs vœux de bonheur pour cette nouvelle année !!!



Valéry Ponzone

vendredi 14 octobre 2016

> Serge Clerc expose Tintin aux charmes de la Femme…

Un dernier dessin inédit du Dessinateur Espion surgit d'une boîte en bois : fait en 1999, pour un portfolio collectif de dessins originaux de différents dessinateurs, pour un anniversaire
Cela permet de rester dans la semaine Tintin par Avril, Clerc, Avril ou… encore Serge Clerc (pour changer) !… 

Serge Clerc, Tintin et la souris
Dessin inédit pour mon anniversaire
Encre de Chine sur papier — 1999


Un bien beau cadeau : merci Serge !





Valéry Ponzone
 

jeudi 6 octobre 2016

> Gil Jourdan et les Grands Maîtres de la peinture…

C'est tout minot qui j'ai découvert Gil Jourdan grâce au beau Journal de Spirou et à une sacrée jaunisse*…
En effet, vers 9 ans j'ai dû rester en convalescence chez mes grands-parents pour ce machin là, auquel on donne un nom plus blouse blanche de nos jours…
Je lisais et relisais des bandes dessinées, jusqu'à ce que ce mon grand-père décide de descendre des combles de belles caisses en bois avec des journaux papier à l'intérieur pour emballer et en protéger le contenu.
Le trésor absolu : toutes les bandes dessinées des années 50 de mon père : des Spirou et Fantasio couverts avec du beau papier rouge pour les protéger, avec leur dos carrés oranges, des Tintin, Blake et Mortimer, Lucky Luke, L'Épervier, Gil Jourdan (…) et surtout, surtout, tous ses journaux de Spirou et Tintin des mêmes années 50…
C'est ainsi que j'ai pu lire — en parallèle — les mêmes journaux des années 70 (sans parler de tous les autres : Pif Gadget ; Mickey et les dérivés en poche ou autres formats etc.) et ceux des années 50 ou les livres de Bande Dessinée de mon père des séries qui en sortaient.
Incroyable.
L'une de mes claques fut vraiment Gil Jourdan par Maurice Tillieux, qui débute donc en 1956 il y a 60 ans comme tout le petit monde de la Bande Dessinée va le faire remarquer un peu partout (même ceux qui viennent de le découvrir via les dernières belles éditions intégrales de la Collection Patrimoine de Dupuis : ils font toujours plus de zèle…).
Je sais bien que je suis en léger décalage, mais j'ai dû rechercher dans mes anciens Journal de Spirou, et ce n'est pas une mince affaire !
Gil Jourdan tranchait par le ton et la dynamique des histoires. Les deux étant liés, puisque le ton fondé dès le début sur des réparties et des dialogues percutants et cinglants ne pouvait que servir la dynamique de l'intrigue… renforcée par la force des dialogues et des éclats de rire de Libellule à ses propres blagues vaseuses, ou surtout tirées par les cheveux (c'est un paradoxe quand on voit son crâne sous son chapeau !)…

Tillieux, Gil Jourdan, Popaïne et vieux tableaux (My name is Gil…)
Bandeau annonce —  Le Journal de Spirou numéro 1008 du 8 août 1957
© Dupuis + Tillieux
Cela explique les raisons pour lesquelles mon œil s'est habitué à ces trames anciennes et ces papiers jaunis, certainement remplis de bois par déduction postérieures…
Mes madeleines ne sont pas De Mille, mais bien sur ces tirages et éditions anciennes : plus proches des Mille et une Nuits… que j'ai dû passer à les lire et les relire depuis cette descente des combles et ces découvertes…

Mon père n'avait pas vraiment vu d'un très bon œil que j'ai accès à toutes ses Bandes Dessinées si jeune, il craignait que je n'y fasse pas assez attention : alors, que c'est totalement le contraire qui a dû se produire, je pense que mon côté maniaco-dépressif de collectionneur de base remonte à cette époque…

J'ai prolongé la collection paternelle, et, pour rester sur Tillieux, j'ai par la suite recherché le maximum de choses le concernant…
 
Cela fait maintenant longtemps que j'avais relevé ce genre de détail amusant : dans Popaïne et vieux tableaux — la suite de Libellule s'évade — deuxième aventure de Gil Jourdan, Palankine invite son sbire Malabarte à "une réception en l'honneur de son nouveau Rubens"…

Tillieux, Gil Jourdan, Popaïne et vieux tableaux
in Le Journal de Spirou numéro 994 du 2 mai 1957
© Dupuis + Tillieux

Palankine a les moyens de son bon goût… Et on ne sait que fort bien comment il arrive à ses fins !
Un peu plus tard dans l'histoire, on retrouve Gil Jourdan, Libellule et Queue de Cerise cherchant une solution pour entrer dans la propriété de Palankine : c'est Libellule qui trouve une ouverture dans 'son' journal : "la collection Palankine s'enrichit d'un nouveau Rembrandt (…) Une réception au cours de laquelle on accrochera à la cimaise le nouveau Rembrandt qu'il vient d'acquérir.
Hum, hum, hum !!!???
Un petit souci ou Palankine se serait fait rouler en quelques pages ?… Une substitution de toiles ?…
Non, pas lui : ce n'est pas possible !
Que Tillieux se trompe en passant de l'un à l'autre est d'autant plus amusant quand on connait un peu la relation entre les deux Grands Maîtres !… 

Bon !  À 60 ans, il serait peut-être temps de se faire un petit lifting et nettoyer ce genre d'aspérités dans l'histoire non ? 
En tout cas cela reste amusant, même si très anecdotique.

Tillieux, Gil Jourdan, Popaïne et vieux tableaux
 in Le Journal de Spirou numéro 1007 du 1er août 1957
© Dupuis + Tillieux

Soixante ans, disais-je : Gil Jourdan a été publié pour la première fois dans Le Journal de Spirou numéro 962 daté du 20 septembre 1956, dont voici l'accroche en couverture…
Vous remarquerez que Le Gorille (qui a bonne mine, comme nous l'apprend André Franquin) est plus qu'heureux de cette arrivée dans les pages de son journal et qu'il le démontre à sa façon au marsupilami — toujours très stoïque — qui se trouve face à lui !
Bom ! Bom!  Bom !!!

Tillieux, Gil Jourdan, Libellule s'évade — Annonce
  Le Journal de Spirou numéro 962 du 20 septembre 1956
© Dupuis + Tillieux

Tillieux, Gil Jourdan, Libellule s'évade — Planche 1
  in Le Journal de Spirou numéro 962 du 20 septembre 1956
© Dupuis + Tillieux

Les deux planches suivantes ont été pré-publiées en niveaux de gris : contrainte technique due à la pagination du Journal de Spirou : mais c'est toujours étonnant de le découvrir ainsi n'est-ce pas ?
Si un jour on veut sortir une édition fac-similé de la publication dans Le Journal de Spirou, comme cela semble être la mode sur certaines séries classiques, ce sera assez surprenant pour le lecteur !
On dirait un album des Pieds Nickelés

Tillieux, Gil Jourdan, Libellule s'évade — Planche 2
in Le Journal de Spirou numéro 962 du 20 septembre 1956
© Dupuis + Tillieux

Tillieux, Gil Jourdan, Libellule s'évade — Planche 3
in Le Journal de Spirou numéro 962 du 20 septembre 1956
© Dupuis + Tillieux

Tillieux, Gil Jourdan, Libellule s'évade — Planche 4
in Le Journal de Spirou numéro 962 du 20 septembre 1956
© Dupuis + Tillieux

Voici la version actuelle des couleurs de la première planche de Gil Jourdan, Libellule s'évade : quelques différences significatives entre les couleurs dans Le Journal de Spirou et cette version !
Ne serait-ce que la porte de la prison : bien verte dans Le Journal de Spirou : et quand le bois est trop vert, il y a de fortes chances que les prisonniers puissent s'échapper plus facilement n'est-ce pas ?…


Tillieux, Gil Jourdan, Libellule s'évade — Planche 1
Gil Jourdan — L'intégrale 1 — Version couleurs différentes
© Dupuis + Tillieux,  2009

Tillieux, Gil Jourdan, Gil Jourdan — L'intégrale 1
Couverture
© Dupuis + Tillieux,  2009
Pour certains le meilleur des Gil Jourdan serait le troisième :  La voiture Immergée paru en 1958 dans Le Journal de Spirou, du numéro 1067 au numéro 1089.
Ce n'est certainement pas la séquence la plus fascinante ou la plus inquiétante que je vais relever ici, mais un simple détail sur le temps qui passe.
Pas celui des cerises, même si la scène se passe à Montmartre (Paris, 18ème ardst), et plus précisément dans la rue des Abbesses. Que voici dessinée par Maurice Tillieux, pour un rendez-vous nocturne des plus dangereux donné à Gil Jourdan flanqué de Libellule dans un immeuble délabré de cette rue centrale de la Butte Montmartre…
Le 22 rue des Abbesses vu par Tillieux : comme nous l'apprend Libellule dans la page précédente, "c'est la rue où il y a ces immeubles à appartements expropriés par la SNCF. Un bel endroit pour se faire couper la gorge !".
Voilà qui rendrait nostalgique tous les parisiens qui aimeraient tant trouver un appartement dans cette rue, dans ce quartier plutôt très chic et qui n'a plus rien à voir avec un coupe-gorge depuis quelques décennies…

Tillieux, Gil Jourdan, La voiture immergée — Planche 6
in Le Journal de Spirou numéro 1069 du 9 octobre 1958
© Dupuis + Tillieux
Voici le 22 rue des Abbesses quand on tape sur le site des Gogols® que nous devenons jour après jour grâce à internet…
Rien à voir. Je pense que Tillieux a dessiné son Montmartre à sa façon.
Le 22 est la porte bleue, à gauche de l'agence LCL.
Le store rouge est une boulangerie avec terrasse : pas terrible.
Je crois qu'avant c'était un troquet, un bistrot comme il en restait encore sur la Butte Montmartre jusqu'à ce que les années 2000 ne les transforment en cafés parisiens pour touristes, hipsters et les nouveaux habitants de la Butte, bien  moins lumpenprolétariat qu'auparavant !
Je me demande si le café que la boulangerie aurait remplacé, n'était pas le repaire de Mezzo, Max (celui de Spoty : le génie underground de Métal Hurlant) et toute la clique ?
Peut-être Tillieux a-t-il pris une autre portion de la rue pour faire son immeuble délabré ?
Jadis, il y avait un ancien hôtel de passes (rendez-vous galants ?) un peu plus loin dans la rue, en allant vers la rue Lepic : Le Pompée !!!
Et comme le rendez-vous fixé à Gil Jourdan au téléphone est donné dans la chambre numéro 7 ?…

22 rue des Abbesses — 75018 PARIS © Google Street View 2016

Tillieux, Gil Jourdan, La voiture immergée
Édition originale 1960 — Couverture
Collection Yves Chaland © Dupuis + Tillieux

Si j'aime énormément La voiture immergée, je lui préfère davantage Libellule s'évade et Popaïne et vieux tableaux, ou Les moines rouges : celui-ci fait partie des livres de Bande Dessinée qui appartenaient à mon père, et, donc, des tous premiers Gil Jourdan que j'ai lu tout jaune… comme une madeleine bien dorée !
J'étais d'ailleurs parti en vacances aux Sables-d'Olonne avec oncle et tante et dans mes bagages Les moines rouges et Le gant à 3 doigts que le relisais sans cesse !…

Cela me fait penser au menu de demain : il serait intéressant de faire de la soupe de melon pour commencer, puis du melon en plat principal, et peut-être du melon pour le désert dessert !
Une bonne tranche de… rire.




Valéry Ponzone


* Ça devient grave : ce n'était pas une jaunisse mais une rougeole… Se tromper à ce point de couleur!… Rouge de confusion ou de honte plutôt !…

jeudi 29 mai 2014

> La BD sur la peau…

Encore mon nez (mes yeux plutôt!) dans des archives, mais papier cette fois ci, c'est ce qui est le plus rigolo, comme le diabolo.
Et là c'est vraiment plus que drôle isn't it ?!…
Tout début des années 70… Ça se voit aussi grâce aux coupes de cheveux, maintenant même dans des catalogues les gamins ont des coupes de BTS Action Commerciale et se prennent très au sérieux, comme leurs parents !…
Dans un magazine, pas de bande dessiné mais plutôt presse féminine, mode ou du même style (enfin si : au moins une page de Murphy, le Géant de Willy Vandersteen !)…
M'enfin, déjà Gaston Lagaffe
Pas comme l'autre tatoué de Ludlum — qui a plus que largement inspiré Van Hamme — dans la peau mais sur la peau…
Ce doit d'ailleurs être un des premiers tee-shirt Gaston Lagaffe ?… Les spécialistes le sauront mieux que moi
Amusant car le chapeau de ces pages modes enfants est :  "Les petits américains… en bermuda et tee-shirt"…
Il est certain que Gaston Lagaffe, ça se pose un peu là comme personnage fétiche des petits américains, surtout à cette époque !!…
En tout cas je sais pourquoi je n'aime pas les bermudas à carreaux (seersucker écossais) : c'est vraiment naze !

Me, myself and I
…dans un magazine dont je ne connais pas le titre !

Gaston Lagaffe c'est terriblement fort en fait…
C'est l'Anarchie dans le Royaume de (Belgique) la bande dessinée, l'anti-conformisme, l'underground made in Belgium !…
J'ai l'impression d'avoir toujours lu Gaston Lagaffe : je lisais le Journal de Spirou dans les années 70 (et le Journal de Tintin, et le Journal de Mickey, et Pif Gadget, et Picsou Magazine, et Mickey Parade, et Okapi, et Achille Talon Magazine, et Lucky Luke Mensuel pour passer à Pilote, Metal Hurlant, Charlie, (A Suivre), Hara-Kiri, Charlie Hebdo, Super As, Circus, Pilote-Charlie, Métal Aventure, Rigolo, Les Cahier de la BD etc. : cherchez l'intrus ?!) tout en lisant en parallèle les Journal de Spirou de mon père des années 1953 à 1959 : j'ai donc vu l'apparition iconoclaste (au vrai sens du terme !) de Gaston dans les pages espiègles — mais très bien ordonnées — de l'hebdo…
Gaston Lagaffe faisait partie des séries de bandes dessinées que l'on m'offrait pour mes anniversaires ou Noël quand j'étais enfant…
Pourtant, si j'aimais beaucoup Gaston Lagaffe, c'est l'Univers de Spirou qui m'attirait le plus, surtout les histoires des années 50. Là, j'avais encore plus de chance, puisque je les lisais aussi bien dans le magazine qu'en édition originale dos carrés orange : toujours ceux de mon père…
D'où mon attachement, le réel côté Madeleine de P. pour les bandes dessinées de l'Âge d'Or en éditions originales que j'ai eues la chance de lire dès cette époque : de Spirou et Fantasio à Blake et Mortimer, de Tintin à Lucky Luke, de Blondin et Cirage à Gil Jourdan etc.
Malgré cette attirance, et cette nostalgie toujours plus tournée vers Spirou et Fantasio, je suis toujours revenu vers Gaston Lagaffe : par les livres de la série que l'on m'offrait régulièrement, et à chaque fois par des événements s'y rapportant…
Que cela ait été une nouveauté, puisque à partir des années septantes, Franquin ne crée plus que dans l'univers de Gaston, (hormis un nouvel essai dans la cave, donc réellement underground,  le Trombone Illustré, d'où sortiront les pages des Idées Noires) et je suis donc contemporain des sorties de cette période, ou des tirages de têtes, ces machins là débarquant dans le monde de la bande dessinée alors que je suis adolescent…

Plus récemment, ce sont les grands formats de Marsu Production et les rééditions des mêmes Marsu Productions des 5 premiers Gaston dits demi-formats, qui m'ont remis dans le bain de Gaston Lagaffe (alors que je les ai en édition originale sur une étagère)…

Franquin, Gaston L'intégrale tome 1, 1957-1958
Marsu Productions 2005

Retrouver le petit monde de Lagaffe dans sa chronologie et en grand format, a été le nouveau déclencheur, puis ces très belles/malines ré-éditions pour le Journal Le Soir, le second.
La meilleure idée d'édition prime du quotidien Belge, avec les mini-récits des Schtroumpfs !
Je me fiche bien que Gaston soit un anti-héros, c'est une notion dépassée et une définition facile, répétée un peu trop souvent… Comme si le critère de référence devait être le héros !?
Ridicule.
Il y a des personnages forts et héroïques, et fort heureusement il n'y a pas que cela. Des alternatives existent, dont Gaston Lagaffe personnage anti-conformiste au possible (je serais d'ailleurs plutôt tenté d'enlever "formiste"…).
C'est amusant de voir à quel point ce genre de personnage, caractère pour jouer sur le terme anglais, est fantasmé par les publics (cinéma ; littérature ; bande dessinée…) mais que la grande majorité de ces mêmes publics ne sait jamais comment l'appréhender si cela se présente à eux…

Il est tout proprement sidérant qu'un tel personnage ait pu voir le jour dans cette période et dans une bande dessinée belge qui avait déjà posé toutes les bases de sa domination sur le medium dès l'Après-Guerre, en le codifiant et en le balisant jusqu'à l'explosion de tout cela, avec l'arrivée de Pilote (Mâtin, quel Journal !)… puis des années septantes, post Mai 68…
On ne se rendra jamais compte à quel point Gaston Lagaffe est (pré-) révolutionnaire, enfin, si : des Universitaires très érudits nous l'expliqueront, pour ma part je ne suis que sur un registre profondément émotionnel et instinctif.
Mais si l'on se remet dans le contexte des années de Guerre Froide et de post-reconstruction, pendant lesquelles tout le monde s'est remis à travailler très dur pour reconstruire l'Europe, et chercher à aussi construire une autre Europe, il est certain que Gaston Lagaffe est complètement à contre-courant de cet état d'esprit, mais aussi de la morale catholique pratiquante, scoute et emplie de (très) bonne volonté qui se dégage des pages du Journal de Spirou
Franquin, comme Hergé, ont d'ailleurs énormément travaillé, donné d'eux-mêmes, avec une pression si forte dans les années 50 qu'elle les a menés à la dépression, ce que l'on appelle de nos jours communément le burn-out en bon français…
Il est évident que Gaston Lagaffe a montré de façon inconsciente, et consciente, la Voie à André Franquin : il n'a fallu que très peu de temps pour que quelque chose casse chez son créateur, et qu'il  s'aperçoive qu'il devait lâcher quelque chose, s'alléger pour — enfin — se trouver.
Le fameux lâcher prise
Intéressant de discerner les méandres de l'esprit du créateur.
Jean Giraud- Mœbius a souvent répété que le créateur, l'artiste ne triche pas, ne peut rien cacher : on ne peut que deviner son état d'être à travers ce qu'il crée.
L'esprit de Franquin, appelons cela l'inspiration ou le génie, l'a poussé à créé Gaston Lagaffe qui débarque dans les pages de Spirou sans que lui-même, le personnage et son créateur, et encore moins les autres employés du beau Journal de Spirou ne sachent vraiment ce qu'il vient faire dans le Journal. Il commence par provoquer quelques accidents / incidents dans les pages du Journal (géniales interventions extrêmement créatives de Franquin!)…
Qui est-il / qui suis-je ?… Que fait-il là / que fais-je ici ?… Quel est son emploi / quel est mon but ?… Que va-t-il faire dans les pages de ce Journal de Spirou ? … etc.
Toutes question que devaient se poser si fortement Franquin, que c'est à travers la création de ce personnage qu'il se les est véritablement posées et, surtout, qu'il a trouvé les réponses dont il avait besoin afin de pouvoir continuer à créer, et choisit de s'alléger : avec le choix radical de ne plus faire Spirou et Fantasio

L'approche de la Quarantaine avec ses remises en question classiques, si puissantes, pour arriver à créer un nouveau personnage de bande dessinée qui lui correspondrait vraiment : très, mais alors, très très fort inconscient ou subconscient ou tout autre conscient ancré en lui !
Un personnage qui lui permit de répondre à ses questions existentielles, et qui devint un Classique de la bande dessinée franco-belge (et pas seulement des chaudières du même nom !), tout en régénérant et faisant durer quelques années de plus la grandeur du Royaume de la BD face à la République hexagonale…
Il y a Gaston Lagaffe, employé mais héros sans emploi, puis sur les écrans de cinéma Alexandre le Bienheureux qui fit scandale à sa sortie par les valeurs que le film véhiculait (nous sommes en 1967, et personne ne sait que c'est la fin d'une époque et des Trente Glorieuses…) et, bien avant tout cela, le cousin éloigné,  Monsieur Hulot qui dérègle toute la technologie et l'univers qui l'entoure, notamment dans Mon Oncle
Gaston Lagaffe et la poésie de son univers, la richesse de ses inventions et ses réels talents en ce domaine, son amour des animaux, ses amours platoniques avec Mademoiselle Jeanne, ses recettes de cuisine improbables (que la fusion et la molécule livrent maintenant dans les assiettes de certains restaurant), son anti-militarisme et son militantisme pour des causes chères aux yeux de Franquin, ses jeux permanents avec ses alter ego Jules et Bertrand, sa passion pour la musique et toutes ces sortes de choses

Franquin, Gaston 0, Gaffes et gadgets - Éditions Dupuis
ou : le drône spécial piquet de hamac…

Faire énormément de choses dans les bureaux de son employeur Dupuis, sauf… travailler !
Gaston Lagaffe c'est le personnage de LA Crise, qui voit le jour alors que tout va encore bien…
Enfin, jusqu'à ce présent ?…
Gaston est le Grand Saboteur du système, c'est le personnage qui le sape peu à peu et le sabordera au final, comme le seront éternellement les fameux contrats : un membre émérite de la 5e colonne de l'anti-productivité !

Gaston par Franquin
"… On le PAYE pour faire ÇA !"
in Spirou n° 1017 - 10 octobre 1957

Juste un tee-shirt… au tout début des années 70, dans quelques pages d'un magazine oublié…
Bon, bon, j'arrête là et je vais me… rhabiller !




Valéry Ponzone


vendredi 16 mai 2014

> Télérama Paris N° 254 - 29 octobre 1997

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !…
Je suis tombé sur ce document historique en triant des photos dans des sauvegardes !
Je ne sais plus qui a pu me scanner ce document et me l'envoyer à l'époque ?
Je ne sais même pas où est le n° de Télérama lui-même, et je ne l'ai jamais scanné de mon côté…
Mais, je sais que ça va faire rire certains !
Jeune et large d'épaule (on the road again)…

J'ai ouvert la librairie-galerie La comète de Carthage en septembre 1997, et j'ai eu l'immense chance d'avoir ce papier dans le successeur du Petit Journal de Télérama, fin octobre 1997…
Je n'ai jamais su pour quelle raison : promis- juré, je n'ai payé personne (ce n'est donc pas du publi-reportage), et tout est dit dans l'article, discret… pas de relationnel (en fait le mot pour résumer ce concept : timide), donc pas de réseau…
Mais le fait est que…
La photo avait été un moment intéressant : je déteste les photos pour une raison bien particulière, et être obligé de poser pour celle-ci m'avait poussé à me forcer un peu-beaucoup-passionnément !
Mais c'était dans Télérama, enfin, dans son supplément parisien, et ayant été lecteur assidu de l'hebdomadaire, je ne pouvais qu'accepter avec le plaisir !…

Tout est dit, et je me demande encore pourquoi des gens sont étonnés et semblent
attendre la brosse à reluire et l'hypocrisie qui l'accompagne plutôt que prendre les choses comme elles sont perceptibles ?…
C'était dans le journal pourtant !?

Télérama Paris N° 254 - 29 octobre 1997
Me, myself and I à La comète de Carthage

Ce ne fut pas là mon quart d'heure de célébrité, je l'ai déjà eu de très longues années avant cette date, et ce n'est jamais quelque chose qui m'a attiré, loin s'en faut !…
La tranquillité est bien plus satisfaisante : surtout pour lire des bandes dessinées…

Un petit jeu (de toute façon, je ne sais pas si beaucoup de monde lit ce blog ?) : il y a huit cadres derrière moi.
Je ne tiens pas compte de celui tout en haut à gauche dont on ne voit qu'une toute petite partie…
Celui ou celle* qui me donne les auteurs et titres des estampes encadrées se verra offrir un cadeau collector, de préférence une image pour rester dans l'esprit…
Si, si : et elle sera signée.





* enfin, hormis si c'est un celui ou celle dont le relationnel serait plus mauvais que le mien…

vendredi 24 janvier 2014

> Mickey… M-I-C-K-E-Y : la madeleine, c'est Donald !

Je me suis finalement décidé à rechercher ce fameux premier numéro du Journal de Mickey que j'ai lu enfant…
Si j'ai conservé quasiment toutes les revues et bandes dessinées qui m'ont été offertes depuis mon enfance, incluant celles de mon père dont les journaux de Spirou ou Tintin décennie 50 du XXe siècle, quelques petites choses sont passées  à travers les mailles du filet : en particulier mes journaux de Mickey ou Pif Gadget, mes Pif Poche et autres poches, Alan Ford du grand Magnus (forcément) etc.
J'avais toujours conservé dans un petit coin de ma mémoire le visuel de la couverture de ce fameux premier numéro de Mickey : il ne doit pas y en avoir tant que cela avec Popop et Donald en dominante rouge ?…
Comme il m'arrive parfois de le me réveiller tôt la nuit, une de celles-ci m'a permis de faire quelques recoupements rapides entre la couverture que j'avais en mémoire, les dates possibles… : en particulier grâce à cet extraordinaire site BD OUBLIÉES et divers autres sites…

Je l'ai trouvé (relativement cher) sur un site internet sur lequel je ne vais jamais, c'est donc un ami qui l'a commandé pour moi.
Je ne sais plus trop quel librairie vendrait des numéros de magazines BD hors Spirou et Tintin (et au numéro ce doit être de plus en plus rare : et plus aléatoire encore de tomber sur le numéro que l'on recherche ) ?
Ce genre de libraires vendent sur la toile, qui se tisse et encercle de plus en plus les librairies physiques ayant encore pignon sur rue…
Mon ami me l'a apporté vite : état pas terrible, prix élevé pour ce type de numéro mais le fait d'avoir "à nouveau" ce fameux premier numéro de Mickey qui est en fait la première bande dessinée que j'ai lue n'a pas de prix…

Le Journal de Mickey #978 du 14 mars 1971

La fameuse madeleine(1) fonctionne bien en général.
Mais peut aussi nous ramener à la réalité !
Et le souvenir emplit de nostalgie est souvent inversement proportionnel à la qualité réelle du contenu que l'on vaillamment cherché et fini par trouver…
Cela se vérifie : j'ai bouclé une faille spatio-temporelle (dans la mesure où j'ai failli : à ne pas savoir conserver ce numéro, que j'ai peut-être prêté et qui ne m'a jamais été rendu d'ailleurs : un grand classique), mais il n'est pas toujours bon d'être un looper.

Je suis heureux d'avoir trouvé ce numéro, surtout dans le prolongement immédiat du moment où je me suis décidé à en chercher les références : une quête trop longue engendre trop d'attente, trop souvent très décevante au moment où l'on trouve l'objet de sa quête.
Ce n'est pas le Graal tout de même…
D'ailleurs je me demande si la quête en elle-même n'est pas plus importante que l'objet de celle-ci : elle nous porte et nous oriente.
Pour revenir à ce numéro 978  du Journal de Mickey : objectivement, pour ce qui est du contenu, donc des histoires de bande dessinée à l'intérieur, ce ne sont pas vraiment des chef-d'œuvres !

Heureusement que je suis passé à Spirou, Tintin, Pif gadget tout en lisant aussi Le Journal de Mickey… cela permettait de ré-équilibrer mes lectures de bandes dessinées et d'ouvrir le champ de vision…

Cela dit, l'univers des canards : Donald, ses neveux et Picsou et les autres, est celui qui m'a toujours énormément plu.
Donald est mon personnage préféré dans l'univers disneyen : le seul personnage complexe et véritablement "humain"…
Tout ce qui fait l'Humain est concentré en lui : il n'est pas habité par cette espèces de niaiserie du héros parfait que sont devenus trop de personnages de bande dessinée au fil du temps, Mickey en particulier : avec ce côté trop fortiche, trop parfait qui correspond à cette idée trop répandue de nos jours finalement du politiquement correct, est assommant.
Trop fade. Voire fadasse.
Donald a vraiment du caractère et, parfois, sale caractère (en passant : la meilleure collection éditée par Glénat dans les années 80, qui n'a pas marché, comme par hasard) : c'est en cela qu'il est intéressant car réellement humain.
Il vit. Il respire. Très, trop fort parfois car il fulmine. Il enrage. Il n'aime pas l'injustice qui l'entoure. Il s'emporte mais finit toujours par retrouver son calme. Il perd parfois, a priori, mais il gagne plus en retour au final…
Certes Donald a des aspérités, mais Donald c'est la Vie.

Tout simplement.
Dans ce qu'elle doit/devrait être : avec des hauts et des bas. Du mouvement et du rythme.

Donald est finalement, véritablement, indéniablement gentil. Il suffit de lire au-delà de la surface et du vernis de  Mickey pour s'en rendre compte.
Naïf car il croit encore et toujours en lui, en Picsou, en tant de choses, et peut-être en sa chance, son destin qui ne sont pas si souvent présents…
Il porte des rêves et des espoirs, le principal étant l'amour de Daisy.
Il voudrait avoir de l'argent, mais pas comme Picsou pour le stocker et en amasser toujours plus, mais pour le dépenser et faire plaisir autour de lui, réaliser des choses, les matérialiser. Ce qui est le plus important car faire est toujours plus important que parler des choses que l'on va faire et que l'on ne fait jamais.
Donald est un Utopiste.

Mickey est bien trop gentil, trop lisse, il ne fait jamais de vagues : le héros trop parfait (là où Donald est perfectible).
C'est inquiètant. Voire suspect.
Le monde de Disney est devenu trop moralisateur (soit-dit en passant, j'en connais pas mal d'autres dans la bande dessinée qui le sont) : glissant vers la formule de Jean Yanne sans le fond ou le décalage :  Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
Un univers bien plus manichéen que celui des canards.

Un monde en voie de pasteurisation, et que cela prenne, tout au moins en France, serait vraiment paradoxal…

Alors, oui, vive Donald Duck, et toute sa famille de canards qui ne sont pas boiteux du tout !

Que les électrons libres continuent à remuer un peu partout tels ces haricots sauteurs qu'offrait un ancien numéro de Pif Gadget !!!…

Pop… pop… pop… Popop !!!



L'œuf du mystère, planche originale
© Ted Benoit


(1) «Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté... Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur goutelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.»
Marcel Proust, Du côté de chez Swann À la recherche du temps perdu 1

mercredi 25 octobre 1989

> Juillard - Ex-Libris pour Le guerrier

Un ex-libris signé par Juillard pour l'achat de : "Le guerrier : il n'existe que quelques dizaines d'exemplaires de ce tirage à offrir gratis à nos clients ébahis…
  • Auteur :  Juillard
  • Titre de l'estampe : Le guerrier (Éditions V. Ponzone)
  • Particularité :
  • Tirage : Limité et signé
  • Format : 29,7 x 21 cm 
  • Impression : Offset
  • Papier : Vergé 120 grammes
  • Année : 1989




Merci à ceux qui nous ont soutenus durant toutes ces années…




Valéry Ponzone